Pourcentages votants 2ème Tour

Pourcentages votants 2ème Tour
Le Taux de vote : 34,11 % (Estimation à 12h- Prochain Taux à 17h)


2ème Tour 2007 à 12h __________________________________________________
_1ereTour 2007 à 12h __________________________________________________

2ème Tour 2002 à 12h __________________________________________________


( Source : Ministère de l'Intérieur )

___ Pourcentages votants 2ème Tour 2007 à 12h : _--__ 34,11%
___ Pourcentages 2ème Tour non-votants 2007 à 12h:- 65,89%

___ Pourcentages votants 1er Tour 2007 à 12h : _--__ 31,21%
___ Pourcentages non-votants 1er Tour 2007 à 12h:- 68,79%


Comparaison en 2002 (Estimation à 12h)
___ Pourcentages votants 2ème Tour 2002 à 12h : _--__ 26,2%
___ Pourcentages non-votants 2ème Tour 2002 à 12h:-- 78,6%
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# Posté le dimanche 06 mai 2007 09:23

La candidate : Ségolène Royal

La candidate : Ségolène Royal
La candidate : Ségolène Royal
Date de naissance : 22 septembre 1953 (53 ans)

Formation : Diplômée de Sciences Po et de l'ENA (promotion Voltaire)

Mandats passés :

1992-1993 : ministre de l'environnement
1997-2000 : ministre déléguée à l'enseignement scolaire
2000-2002 : ministre déléguée à la famille, à l'enfance et aux personnes handicapées
2002- ? : députée des Deux-Sèvres
2004- ? : présidente du Conseil Régional de Poitou-Charentes






Son parti : le Parti Socialiste
Ses origines
Le parti socialiste trouve ses origines dans les théories développées dans la première partie du XIXe siècle par les premiers penseurs socialistes (Saint-Simon, Fourier, Cabet, Leroux) au sein d'une bourgeoisie éclairée influencent peu les milieux populaires. Le socialisme politique en France s'unifie en 1905 sur injonction de l'Internationale, au congrès du Globe avec la fusion des différents courants socialistes (guesdistes, blanquistes, réformistes...) dans la nouvelle Section française de l'internationale ouvrière (SFIO).

Au congrès de Tour (1919), les conditions d'une scission sont réunies : le congrès voit l'opposition entre une réaffirmation de la tradition socialiste française (réformisme, respect du suffrage universel et parlementarisme) défendue par Blum et une volonté révolutionnaire (adhésion à la IIIe Internationale et acceptation du centralisme démocratique). Les trois-quarts des congressistes acceptent la IIIe Internationale puis quittent la SFIO pour créer le Parti communiste français (SFIC-PCF). La "Vieille Maison" SFIO est maintenue autour de Léon Blum et de quelques 20 000 adhérents...

L'offensive de la droite et la menace fasciste, à partir de 1934, recréent les conditions d'un mouvement populaire autour de la gauche, qui avec le changement d'orientation décidé par l'Internationale communiste, laisse présager à l'unité d'action retrouvée entre les “camarades” communistes et socialistes.Cette union se concrétise en 1935 au cours d'une cérémonie où des délégués de toute la France prêtent le serment du Rassemblement populaire. Le Front populaire constitue surtout un grand mouvement défensif qui a regroupé socialistes, communistes et radicaux.

Suite au Front Populaire, la SFIO participe au Conseil National de la Résistance et à plusieurs gouvernements de la IVe République. Les débuts de la Ve République marquent le rassemblement de la SFIO en 1965 à la Fédération de la gauche démocrate et socialiste (FGDS) sous l'autorité de François Mitterand.

C'est le congrès d'Épinay, en 1971, qui marque l'étape la plus importante de l'unité et de la rénovation du socialisme. Le 10 mai 1981, l'élection de François Mitterrand à la présidence de la République ouvre une période nouvelle dans l'histoire du socialisme français. C'est la première alternance politique entre la gauche et la droite sous la Ve République.




Le PS aujourd'hui
Conformément aux engagements pris lors du Congrès du Mans (2005), la direction nationale du Parti socialiste a entrepris un vaste programme de rénovation interne. Inédit au PS, ce plan a concerné à la fois la rénovation des pratiques politiques en honorant l'objectif de la parité dans les investitures pour les élections législatives de 2007, un effort sur la diversité, la refonte des outils de communication et de campagne (fichier centralisé, mise à niveau des outils internet) ainsi que la facilitation de l'adhésion.

Le projet socialiste, adopté le 22 juin 2006 par les adhérents (85% des suffrages exprimés) et ratifié le 30 juin 2006 lors d'une Convention nationale de ratification, est présenté comme étant celui des candidats socialistes pour les élections législatives tout comme celui dont devra largement s'inspirer la personne investie par le parti pour porter les couleurs socialistes à l'élection présidentielle de 2007.







Son projet présidentiel : "Réussir ensemble le changement" et le "Pacte présidentiel"
Assurance maladie
Plan de prévention et de recherche sur les maladies graves et les maladies orphelines.
Création de dispensaires dans les zones rurales.
Une consultation médicale gratuite par semaine pour les 16-25 ans ; contraception gratuite pour les jeunes femmes de moins de 25 ans.
Renforcement des moyens de la médecine du travail, de la médecine scolaire et universitaire.
Sanctions pour les médecins refusant les patients bénéficiant de la CMU.
Rétablissements des moyens de soins pour les étrangers en situation irrégulière.

>> Allez plus loin et comparez les propositions des candidats sur l'Assurance Maladie




Retraites
Augmentation de 5 % des petites retraites – qui seront versées le premier de chaque mois – et des allocations aux personnes handicapées.

>> Allez plus loin et comparez les propositions des candidats sur les Retraites




Emploi
Augmentation du smic à 1500 euros et conférence générale sur les salaires en juin 2007.
Création d'une agence nationale de ré-industrialisation.
Réservation d'une partie des marchés publics aux PME.
Simplification des démarches de création d'entreprise et amélioration de la protection sociale des entrepreneurs.
Les entreprises ne pourront recevoir d'aides publiques que si elles ne licencient pas quand elles dégagent des profits substantiels ; en cas de délocalisation, les entreprises devront rembourser les aides.
Suppression du CNE ; modulation des aides aux entreprises en fonction du type de contrat qui y est appliqué.
Négociations pour consolider les acquis des 35 heures et réduire leurs effets négatifs.
Aucun jeune ne restera au chômage plus de six mois sans bénéficier d'un emploi aidé, d'un tutorat rémunéré ou d'une formation.
Création de prêts à taux zéro de 10 000 euros pour les jeunes.
Tout bénéficiaire de minima sociaux reprenant le travail bénéficiera d'un tiers de revenus supplémentaires.
Indemnisation du chômage pendant un an égale à 90 % du dernier salaire net perçu, assortie d'une formation qualifiante.
Promotion d'un syndicalisme de masse ; information systématique sur le droit syndical à la signature du contrat de travail.
Etablissement d'une charte pour l'égalité homme/femme au travail.

>> Allez plus loin et comparez les propositions des candidats sur l'Emploi




Réforme de l'Etat
Interdiction du cumul des mandats pour les parlementaires.
Introduction d'une part de proportionnelle pour l'élection des députés ; réforme du mode de scrutin pour les sénatoriales.
Abolition de l'article 49-3 et du vote bloqué pour les lois ordinaires.
La présidence de la commission des finance sera confiée à un membre de l'opposition.
Suppression du veto du Sénat en matière constitutionnelle.
Intégration d'une charte de la laïcité à la Constitution.
Droit de vote aux élections locales pour les étrangers résidant en France depuis plus de cinq ans.
Développement des services publics sur Internet et généralisation des logiciels libres dans l'administration.

>> Allez plus loin et comparez les propositions des candidats sur la Réforme de l'Etat




Dette publique
Le projet du parti socialiste ne contient pas d'engagement sur le sujet de la dette publique, si ce n'est un objectif affiché :

"Nous voulons réhabiliter la volonté politique pour rétablir la confiance, retrouver la croissance et réduire nos déficits." (projet du parti socialiste source)


>> Allez plus loin et comparez les propositions des candidats sur la Dette publique




Fiscalité
Instauration de taux planchers sur l'impôt sur les sociétés, afin de freiner les délocalisations.
Réglementation par l'Etat des tarifs bancaires.
Modulation de l'impôt sur les sociétés en fonction de l'utilisation des bénéfices (réinvestissement ou distribution aux actionnaires).

>> Allez plus loin et comparez les propositions des candidats sur la Fiscalité




Enseignement scolaire
Mise en place d'un soutien scolaire gratuit pour tous les élèves.
Organisation d'états généraux participatifs de l'éducation.
Scolarisation obligatoire à 3 ans.
Dans les ZEP, pas plus de 17 élèves par classe en CP et CE1 ; financement supérieur de 25 % à celui des autres écoles.
Révision de la carte scolaire pour démanteler les « ghettos scolaires ».
Généralisation des écoles de parents, création d' « emplois-parents ».
Recrutement massif de surveillants, d'infirmières scolaires et d'assistantes sociales.

>> Allez plus loin et comparez les propositions des candidats sur l'Enseignement scolaire




Enseignement supérieur
Droit à la formation et à la reconversion inversement proportionnel à la durée des études.
Augmentation du budget des universités pour le porter en cinq ans au niveau de celui existant en moyenne dans les pays de l'OCDE.
Création d'un service public de l'orientation.
Création d'une allocation d'autonomie pour les jeunes, sous condition de ressources.

>> Allez plus loin et comparez les propositions des candidats sur l'Enseignement supérieur




Recherche
Augmentation de 10 % par an du budget de la recherche.

>> Allez plus loin et comparez les propositions des candidats sur la Recherche




Social



Famille et logement
Augmentation des allocations-logement.
Construction de 120 000 logements sociaux par an via une incitation au Livret A.
L'Etat pourra se substituer aux maires qui n'appliquent pas la loi SRU ; sanctions financières pour les communes qui ne proposent pas une place
d'hébergement d'urgence pour mille habitants.

Création d'un service public de la caution.
Simplification des procédures d'expulsion des locataires de mauvaise foi.
Possibilité pour les communes d'acquérir les logements vacants spéculatifs.
Extension des prêts à taux zéro ; dans le logement social, les locataires qui ont payé leur loyer pendant quinze ans pourront accéder à la propriété.
Garantir l'égalité des droits pour les couples de même sexe.
Doublement de l'allocation de rentrée scolaire, versée en deux fois.



Immigration et intégration
Création d'un visa permettant les allers-retours multiples sur plusieurs années.
Rétablissement de la règle des dix ans comme critère de régularisation.
Régularisation des sans-papiers à partir de critères de durée de présence en France, de scolarisation des enfants, de l'existence d'un contrat de travail.
Introduction de l'histoire de l'esclavage dans les programmes scolaires.

>> Allez plus loin et comparez les propositions des candidats sur le Social




Politique étrangère et défense
Préservation de la capacité de dissuasion nucléaire.
Coopération accrue en matière de défense avec les pays européens.
Réforme du FMI et de la Banque mondiale ; mise en place d'une taxe sur les flux financiers.
Relance de la coopération euro-méditerranéenne.
Promotion des médicaments génériques dans les pays en voie de développement.

>> Allez plus loin et comparez les propositions des candidats sur la Défense




Environnement
20 % de la production d'énergie issue de sources renouvelables d'ici à 2020.
Création d'un pôle public de l'énergie entre GDF et EDF.
Développement des transports collectifs via une taxe sur les profits des sociétés pétrolières.
Application du principe pollueur-payeur ; objectif zéro déchet industriel d'ici à 2012.
Mise en place d'une éco-redevance pour décourager le transport du fret par la route.
Généralisation de l'isolation et des économies d'énergie dans le logement.
Création d'un poste de vice-premier ministre chargé du développement durable.
Promouvoir la création d'une organisation mondiale de l'environnement et d'une PAC mondiale.
Promouvoir la réorientation de la PAC vers les aides agro-environnementales, TVA tendant vers zéro pour les éco-industries.
Arrêt des cultures d'OGM en plein champ, lancement d'un grand débat public sur le sujet.

>> Allez plus loin et comparez les propositions du PS sur l'Environnement




Europe
Négociation d'un traité institutionnel soumis à référendum.
Renforcement des coopérations dans les domaines de l'environnement, de la recherche, de l'énergie.
Création d'un gouvernement de la zone euro ; inscription dans les statuts de la Banque centrale européenne de l'objectif de croissance-emploi.
Lancement d'une initiative européenne pour une conférence de paix et de sécurité au Proche-Orient.



Justice et sécurité
Doublement du budget de la justice, avec un plan d'urgence pour la justice des mineurs ; développement de brigades des mineurs dans les commissariats des
grandes zones urbaines.

Renforcement des moyens de sécurité dans les transports en commun, mise en place de gardiens dans tous les immeubles sociaux.
Développement des centres éducatifs renforcés, si besoin avec encadrement militaire, et suppression des peines de prison pour les mineurs, sauf pour les
atteintes graves aux personnes.

Vote d'une loi-cadre contre les violences conjugales.
Création d'une nouvelle police de quartier ; affectation de policiers expérimentés dans les secteurs difficiles, en contrepartie de primes.
Mise en place de travailleurs sociaux de la police pour accueillir les victimes ; possibilité de déposer plainte par Internet.
Renforcement de l'aide juridictionnelle ; mise en place d'un service public de recouvrement des dommages et intérêts pour les victimes.
Instauration de dates-butoirs pour la détention préventive ; présence d'un avocat dès la première heure de garde à vue.
Création d'un organe indépendant de contrôle des prisons.
Mise en place de procédures d'«'action de groupe ».
Modification de la composition du Conseil supérieur de la magistrature, pour équilibrer les nombres de membres magistrats et non-magistrats.
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# Posté le dimanche 06 mai 2007 09:10

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# Posté le dimanche 06 mai 2007 08:41

L'heure n'est plus à la philosophie ni au narcissisme du 5ème pouvoir

L'heure n'est plus à la philosophie ni au narcissisme du 5ème pouvoir
L'heure n'est plus à la philosophie ni au narcissisme du 5ème pouvoir.
Dimanche, deux conceptions radicalement opposées du pouvoir sont face à nous. Du coté Sarkozy, une main-mise totale sur la France, avec un parti et un homme à sa tête qui auront tous les pouvoirs en France s'il est élu. Je dis bien TOUS les pouvoirs. Car déjà depuis cinq ans, jamais personne n'avait concentré autant de pouvoirs entre ses mains, avec toutes les dérives que l'on sait, autant son élection finirait de les lui donner absolument tous (et son dernier discours de Bercy montre bien la direction). Du coté Royal, une ouverture historique, avec l'implosion de l'orthodoxie PS et de ses éléphants, une ouverture vers la social démocratie à ce jour unique en France, et une vision éthique et participative de la politique, à l'image de cet excellent débat Royal - Bayrou qui préfigure bien de ce que pourrait être un gouvernement intelligent, oeuvrant pour la France et non pour des intérêts privés.

Car de cette campagne, je ne retiendrai que deux choses : la confirmation de la main mise sur le pouvoir du clan Sarkozy dont j'ai malheureusement moi-même fait les frais ; et l'émergence de deux personnalités politiques majeures, Ségolène Royal et François Bayrou, qui ont su redonner en moins d'un an un visage moderne à la politique française, cassant tous les clivages français de ces trente dernières années. Une vision de la politique intelligente, pragmatique, réaliste, et dynamique. Face à une vision sarkozienne qui nous fait revenir au siècle passé, faite de mise en oeuvre de conflits, de communautarismes, de populisme, de vision patriarcale ("je vous protègerai tous..."), et d'affaires.

Ce choix pour la France est fondamental. Car j'entends dire par le candidat Sarkozy qu'il va libérer les énergies en France en travaillant plus. Et promettre à un parterre d'ouvriers africains et maghrébins de pouvoir travailler 50mn de plus par jour pour gagner 15% de plus de salaire (soit quelques 130 ? par mois de plus). Mais n'aurait-il pas oublié de leur dire que cette décision de travailler plus ne dépend pas d'eux, mais de leurs patrons ? Et que si leurs patrons ne veulent pas qu'ils travaillent plus, ils ne pourrons pas faire leurs 50mn de plus par jour ? Où est alors l'équité ? La justice ? la solidarité que se doit de prôner un président de tous les français ? N'est-on pas en train de gruger tous ces gens en leur faisant croire que pour gagner plus il faut qu'ils travaillent plus, comme si cela dépendait de leur bon vouloir ?

Comme d'habitude, et comme cela a été le cas toutes ces dernières années concernant les problèmes de sécurités, on met en avant des mesures et des phrases médiatiques censées résoudre les problèmes de notre société, mais on ne traite en fait que les conséquences, au lieu de s'attaquer aux causes elles-mêmes. C'est normal, c'est bien plus facile comme politique, et bien plus efficace à court terme médiatiquement parlant.

En plus on déclare vouloir supprimer les droits d'héritage, en s'adressant également au peuple. Mais ce peuple a-t-il réellement des problèmes de droits d'héritage ? Est-il submergé par les impôts à payer pour les droits de succession ? Sûrement pas. Pourquoi les droits de successions ont-ils été instaurés dans nos sociétés ? Tout simplement pour que les très riches ne puissent pas transmettre la totalité de leur fortune à leurs descendants, créant ainsi la concentration à travers les âges des richesses d'un pays dans les mains de quelques personnes. Supprimer ces droits de succession, c'est permettre aux très riches de devenir encore plus riches, de pères en fils (ou filles).

Je suis moi-même entrepreneur depuis 20 ans, j'ai créé plusieurs sociétés, imaginé, créé et commercialisé des produits innovants, créé des dizaines d'emplois, et à mes yeux l'énergie entrepreneuriale est fondamentale. C'est également mon patrimoine et ce que je pourrai transmettre à mes enfants plus tard. Mais je ne veux pas d'une société inique, injuste, au profit de quelques uns. Car seule une société de droit et de justice peut permettre à une économie de devenir florissante, créatice et innovante. Car l'innovation ne vient pas des grands groupes financiers, elles vient des petites sociétés, des entrepreneurs individuels, qui à la force du poignet sont capables de se sacrifier pour une idée, de la réaliser, de la vendre, de créer des emplois, et parfois même une industrie complète comme l'a démontré la Silicon Valley depuis plus de 30 ans maintenant.

La France de Ségolène Royal va dans ce sens. L'ensemble des mesures pragmatiques préconisées aussi, mélangeant à la fois solidarité et entrepreneuriat, Europe et mondialisation, régulation et justice. Et, élément fondamental, dont Sarkozy ne parle jamais car ce serait à son détriment, une réforme en profondeur de nos institutions, qui ne sont plus à la hauteur d'une démocratie du XXIè siècle, tellement elles ont été verrolées aussi bien par la droite que par la gauche ces dernières décennies. De telles réformes sont la fondation même de notre nouvelle France politique et économique, et Ségolène Royal et François Bayrou sont d'accord, donnant ainsi une majorité sans faille pour mener à bien cette mini-révolution institutionnelle. C'est un pas de géant, c'est un nouvel horizon ouvert aux démocrates pour améliorer notre démocratie.

Pour terminer et revenir à nos sujets de prédilection entre blogueurs, j'entends de ci de là des voix s'élever pour dire que l'internet n'a finalement pas joué le rôle qu'il aurait pu (ou dû) jouer et que la télévision a accaparé le débat, "comme d'habitude".

Mais c'est faux. Ségolène Royal a actuellement toutes ses chances de gagner contre Nicolas Sarkozy, et cela grâce à internet et aux internautes ! Car pour la première fois dans l'histoire française, la quantité d'information qui a librement circulé sur internet (contrairement à celle diffusée dans les médias pour la plupart verrouillés par le clan Sarkozy) a été absolument extraordinaire et a créé un véritable contre-pouvoir médiatique : les livres censurés ont été diffusés en boucle sur les blogs, la liste des affaires et des propos honteux de Sarkozy également ; et sur internet, les débats entre blogueurs, qu'ils soient de bon ou de mauvais niveau, ont eu lieu, des candidats comme Bayrou se sont fait adoubés par le net, d'autres comme Royal ont utilisé internet pour se propulser au premier rang de son parti, atteignant le second tour des élections, et mettant en place un véritable dialogue participatif avec le peuple, en dehors même de la blogosphère (qui lui en a voulu d'ailleurs, ne comprenant pas qu'on pouvait utiliser internet sans elle...).

Cette élection est historique, il ne faut pas se tromper de vote dimanche. D'un coté la continuation d'un système politique à la française datant de plusieurs dizaines d'années, prônée par Nicolas Sarkozy, avec la loi du plus fort érigée en dogme, les mensonges électoraux en prime, une droite dure rejettée partout où elle a sévit ces derniers temps (Aznar, Berlusconi, etc...), bref tout ce qui a contribué à enfoncer la France toutes ces dernières années.

Et de l'autre une vision moderne et résolument inscrite vers le futur de la politique, celle de Ségolène Royal, prenant en compte les évolutions majeures de notre société mondialisée, aussi bien sur les aspects sociaux qu'entrepreneuriaux, et qui à base d'ouverture et de dialogue, sera capable de réunir les forces vives de la nation autour d'un projet commun.

Je voterai Ségolène Royal, pour garantir le renouveau de notre France.

# Posté le jeudi 03 mai 2007 09:31

La vérité sur... Sarkozy

La vérité sur... Sarkozy
Sarkozy pète souvent les plombs: vrai

Ses énervements font partie du personnage. Le jour de son départ du ministère de l'Intérieur, dans le train qui le conduit à Avignon, il s'acharne sur un collaborateur. «Il se met en colère pour des détails, mais il a gagné en sérénité dès que se posent à lui des questions décisives», assure un proche. Quand il était ministre, il s'est emporté à plusieurs reprises contre ses collègues - Azouz Begag l'accuse même, dans son livre, de l'avoir insulté. A l'origine de toutes ces réactions, il y a un élément clef de sa personnalité: Nicolas Sarkozy ne laisse jamais rien passer. Aucune critique ne reste sans réponse - laquelle réponse est parfois donnée avec fougue! Ces dernières semaines, les tensions n'ont pas manqué chaque fois qu'il était l'invité d'un média.
Sarkozy est un ultralibéral: vrai, mais...

C'est un libéral à la française qui croit à la fois en l'homme et en l'Etat. Comme Adam Smith, célèbre économiste du XVIIIe siècle, et ses successeurs, il pense que le travail fait la richesse, que l'impôt pénalise l'activité et qu'il faut le réduire, que le mérite doit être récompensé. Mais, comme Superman, il est persuadé qu'il doit sauver le monde. En période électorale, il a vite choisi entre ses héros: quitte à décevoir les admirateurs - au demeurant peu démonstratifs - de Hayek et d'Aron, il se fait le chantre d'un Etat puissant, capable d'empêcher la faillite d'un groupe industriel (il se vante d'avoir repêché Alstom), de limiter le libéralisme commercial (il défend la préférence communautaire), monétaire (il veut que les Etats européens pilotent le taux de change de l'euro) ou salarial (il envisage de revenir à l'indexation des salaires sur les prix). «Il pense que l'économie de marché est le système le plus efficace, note un proche. Mais c'est un homme politique, persuadé que les gouvernants doivent répondre aux inquiétudes de l'opinion publique.» Et voilà comment l'opportunisme politique se transforme en pragmatisme économique!


Sarkozy a la mainmise sur certains médias: vrai

Martin Bouygues, Arnaud Lagardère, Jean-Pierre Elkabbach, Nicolas Beytout: à la tête de nombreux médias figurent des professionnels qui sont parfois des amis, en tout cas de vieilles connaissances. Et Sarkozy a le coup de fil facile. L'Express avait raconté comment le candidat appela Edouard de Rothschild, l'actionnaire principal de Libération, à la suite d'une Une: «Impôt sur la fortune de Sarkozy: le soupçon». Le 8 mars, Simone Veil annonce son ralliement. C'est un geste que l'équipe de campagne estime capital. L'information ouvrira le Journal de 20 heures de TF 1 et fera la pleine Une du Figaro. Le Canard enchaîné a relaté plusieurs scènes de menaces lancées par le candidat. Entre les deux tours, Ségolène Royal et François Bayrou ont accusé Sarkozy d'avoir fait «pression» sur des médias pour empêcher la tenue de leur débat - qui eut lieu le 28 avril.

T.Coex/AFP


Avec son ami Arnaud Lagardère, le 12 avril.


Comme Chirac, Sarkozy promet beaucoup mais ne fera rien: joker

Pendant la campagne, il a oscillé entre plusieurs attitudes. La distribution tous azimuts de promesses, qui a fait toussoter les élus spécialistes des questions financières autour de lui; les engagements précis qu'il se dit certain de pouvoir tenir. Son score du premier tour - une petite humiliation a posteriori pour le président sortant - lui donnera peut-être, s'il est élu, les coudées plus franches pour appliquer ses réformes. Chirac voyait en premier la fragilité de la société française, Sarkozy mise d'abord sur sa capacité de mouvement. Mais, quand on sait qu'il était près de revenir sur sa proposition controversée de «ministère de l'Immigration et de l'Identité nationale» avant de la maintenir devant de bons sondages, on se dit qu'il évoluera forcément sur d'autres sujets, quitte à se renier.

P.Kovarik/Reuters


Avec Dominique de Villepin et Jacques Chirac.


Sarkozy dresse les Français les uns contre les autres: vrai

C'est le prix à payer pour une stratégie qui refuse le consensus mou. Nicolas Sarkozy est un candidat qui fabrique du clivage. Il peut s'en féliciter, puisque les électeurs qui votent pour lui adhèrent vraiment à son projet, quand ceux qui privilégient Ségolène Royal le font, pour un certain nombre d'entre eux, d'abord par rejet de son adversaire. Il doit s'en méfier, parce qu'il suscite des hostilités fortes. Fonctionnaires contre salariés du privé, France rurale contre banlieues, etc.: s'il promet d'être un président qui saura rassembler, il a mené jusqu'au premier tour une campagne qui voulait amener chacun à se positionner. Son langage illustre sa stratégie. «Il est recommandé qu'un président de la République se fasse comprendre des citoyens qu'il entend représenter», a-t-il prévenu.


Sarkozy est complexé par sa taille: vrai

Enfant, il se bagarrait avec Guillaume, son frère aîné, nettement plus grand que lui, qui se moquait régulièrement de sa taille. Toute plaisanterie sur ce point était interdite: ses amis de jeunesse savaient le sujet tabou. Il l'est resté. Alors que son conseiller de presse fournit généralement une réponse précise quelle que soit la question, savoir combien mesure Nicolas Sarkozy relève du secret d'Etat. «Un peu moins de 1,70 mètre», est la réponse officielle, mais sans doute fausse - il est plus près de 1,60 mètre.

Sarko est facho: vrai

Il y eut l'époque du «Chirac facho», une expression qui a vraiment vieilli... Au-delà de la qualification historiquement grotesque, l'expression ne colle pas davantage au candidat de l'UMP qu'elle ne convenait à celui du RPR. Nicolas Sarkozy a cherché non pas à pactiser avec Jean-Marie Le Pen, mais à lui dérober ses électeurs. Et le seul moyen de faire baisser le score du Front national est de convaincre ceux qui votent pour lui... de choisir quelqu'un d'autre! Tout est ensuite affaire d'appréciation: à chacun de voir jusqu'où il est possible d'aller dans la récupération sans bousculer trop les valeurs républicaines. Sans doute le choix du «ministère de l'Immigration et de l'Identité nationale» relevait-il plus du réflexe d'un candidat que de la réflexion d'un homme d'Etat - même Max Gallo ou Alain Finkielkraut ont regretté pareille appellation, alors qu'ils sont pleinement favorables au débat sur l'identité nationale.







Sarkozy est inculte: vrai

Jusqu'à présent, on l'avait surtout entendu réciter par c½ur des chansons françaises - il est incollable sur Johnny Hallyday. Il revendiquait aussi son statut d'enfant de la télé, ayant grandi au rythme des émissions plus que de certains chocs culturels. Il avouait toutefois sa fascination pour Céline et ses coups de c½ur pour Le Livre de ma mère et Belle du seigneur, d'Albert Cohen. Pendant la campagne, au détour d'un entretien avec les journalistes de Télérama, il glisse qu'il est en train de découvrir Curzio Malaparte. Face au scepticisme de ses interlocuteurs, il ouvre son sac de voyage et en sort un exemplaire de Kaputt. Le fameux dialogue avec Michel Onfray lui donne l'occasion d'une autre confidence: en 1995, il aurait lu les lettres de Sénèque à Lucilius. Il ne lui manquait plus que de citer Sophocle dans un discours... et il l'a fait!

Sarkozy a mis le feu aux banlieues: vrai

Le dire relèverait de l'amalgame. L'explosion dans les banlieues, à la fin de 2005, ne peut être imputée au ministre de l'Intérieur de l'époque. En revanche, les propos qu'il avait tenus après la mort de deux adolescents de Clichy-sous-Bois - la nuit d'émeute qui suivit déclencha la crise - étaient à la fois hâtifs et maladroits. Voulant, comme à son habitude, réagir très vite, il assura que «les policiers ne poursuivaient pas ces jeunes gens». L'enquête démontra le contraire. Le climat est resté ensuite très lourd entre Nicolas Sarkozy et les banlieues, au point que son non-déplacement à Argenteuil, où il avait parlé de «racaille», est devenu un feuilleton de la campagne.

The White House/Reuters


Avec Georges W.Bush, en septembre 2006.


Sarkozy est fasciné par les Etats-Unis: vrai

«Certains en France m'appellent Sarkozy l'Américain. J'en suis fier. Je suis un homme d'action, je fais ce que je dis et j'essaie d'être pragmatique. Je partage beaucoup des valeurs américaines.» En 2004, lors d'un déjeuner avec le Comité juif américain, le ministre prend le contre-pied de ceux qui l'attaquent parce qu'il est américanophile. Il y a une vraie part de sincérité dans l'admiration qu'a Nicolas Sarkozy pour les Etats-Unis. Il estime que, outre-Atlantique, chacun a une chance, quels que soient «son nom ou son faciès», comme il l'a dit un jour. Il avait alors cité les exemples d'Arnold Schwarzenegger, élu gouverneur de Californie, ou de Colin Powell, l'ancien secrétaire d'Etat de George Bush, d'origine jamaïcaine.


Sarkozy croit qu'il a déjà gagné: vrai

Publiquement, il a toujours affirmé qu'il se retrouverait au second tour face à Ségolène Royal et que le résultat serait serré. De fait, il n'a jamais «relâché l'effort», comme on dit des sportifs. En privé, il assure depuis longtemps qu'il va l'emporter. A son retour de la Réunion, en février, à son départ de la Place Beauvau, en mars, dans les dernières semaines de campagne, en avril, il a souvent confié à ses proches qu'il pensait gagner. Au soir du premier tour, il a carrément exulté - et sa performance électorale historique pouvait justifier sa réaction. Il a même cru la victoire acquise, au point de singer la fameuse scène de Jacques Chirac traversant Paris en voiture, la fenêtre ouverte. Sauf que Chirac, lui, avait attendu le second tour...



Sarkozy remet en question le principe de laïcité: vrai

Ce fut l'une des différences qu'il prit plaisir à faire entendre pendant le quinquennat. Alors que Jacques Chirac ne voulait pas d'une réforme de la loi de 1905 sur la séparation des Eglises et de l'Etat, Nicolas Sarkozy plaidait pour un toilettage. «Je suis assez fasciné de voir qu'alors qu'on change la Constitution tous les ans une école de pensée vient nous dire que la loi de 1905 ne devrait être changée en rien», indiquait-il en 2005, en publiant La République, les religions, l'espérance. Il expliquait que, entre la France catholique du début du XXe siècle et celle, multiple, avec une forte présence musulmane, du début du XXIe siècle, les différences justifiaient des adaptations législatives. Il voulait autoriser les pouvoirs publics à participer à la construction de certains édifices religieux et à contribuer à la formation des curés, des rabbins ou des imams. Le candidat a profité de la campagne pour se ranger dans cette «école de pensée» qu'il moquait jusqu'alors: il renonce à modifier la loi, parce que «c'est un sujet sur lequel on ne peut avancer sans consensus».


Sarkozy a changé: vrai

Le 14 janvier 2007, lors du discours fondateur de sa campagne, il l'a dit à une quinzaine de reprises. Et, au-delà de la nécessaire opération de cosmétique effectuée à cet instant décisif, c'est vrai! Sur deux points. Incontestablement, le candidat a évolué idéologiquement: l'homme politique de droite est entré dans la peau du candidat à Nîmes, en mai 2006. Peu à peu, grâce, notamment, à l'aide d'Henri Guaino, il a construit une nouvelle relation personnelle avec la République. Cela l'a conduit à abandonner certaines positions passées, comme la discrimination positive, dont il a gardé l'expression mais pas le contenu.

L'homme s'est également transformé; c'est une mue que connaissent en campagne tous les candidats qui ont une chance d'être élus à la fonction suprême. Longtemps, il s'est amusé à faire de la politique. «Aujourd'hui, il n'a plus la politique joyeuse. Il se sera mis dans la peau de celui qui est candidat par devoir plus que par ambition», observe un ami.


Sarkozy aime l'argent: vrai

Il ne s'en cache pas, au contraire. Pour le candidat de l'UMP, l'argent n'est pas sale, il doit être le signe de la réussite sociale. «Travailler plus pour gagner plus» a été l'un de ses slogans fétiches avant le premier tour. Lui-même n'a jamais négligé les questions pécuniaires. Parce qu'il peut être épaté par ceux qui «pèsent plusieurs millions d'euros», il a fait en sorte d'avoir des revenus qui le mettent à l'abri de toutes contingences matérielles. L'Express a révélé, dans son numéro du 12 avril, qu'il avait déclaré, en 2004, 124 960 euros de revenu imposable net après abattements.





Cécilia a été absente de la campagne Sarkozy: vrai

Si les rumeurs se sont multipliées depuis janvier sur l'éloignement de Mme Sarkozy, la réalité est plus complexe. Quasi invisible depuis le 14 janvier jusqu'au premier tour, elle a néanmoins été très présente en coulisse. Ses vacances à l'étranger ne l'ont pas empêchée d'organiser la petite fête du 22 avril: c'est elle, et personne d'autre, qui a dressé la liste des happy few conviés à rejoindre le candidat, alors que les parlementaires se trouvaient dans un autre lieu de Paris. Ce jour-là, elle apparaît «virevoltante» aux yeux des invités, gérant la soirée de ses enfants, présents au QG de campagne, tout en s'occupant des élus et des stars. «Ceux qui ont souhaité le désengagement politique personnel, voire total, de Cécilia ont perdu», constate un ami de longue date du candidat.
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# Posté le jeudi 03 mai 2007 08:48